Douleur & membre fantôme

 

Les traitements de la douleur

 

Malheureusement, même au début de ce siècle (XXIème), notre compréhension de la manière dont le cerveau traite la douleur et les autres sensations est encore grossière. Beaucoup d’hypothèses sont nécessaires, car on peut observer beaucoup de choses que nous ne comprenons pas vraiment. Cela rend encore plus difficile un débat raisonnable sur la douleur et la conception d’un traitement rationnel.

Les problèmes de gestion sont rendus encore plus complexes par les différences entre les amputés eux-mêmes. Un adolescent amputé de la jambe pour un cancer des os est très différent d’une personne âgée diabétique amputée sous le genou. Ces deux cas sont différents de celui de l’ouvrier qui se fait arracher le bras par une machine, ou encore de celui du motard dont la jambe est écrasée, réparée mais non guérie et qui nécessite une amputation.

Tous ces exemples soulignent le fait que le traitement de la douleur est un problème majeur.

Ces lignes ont pour but de vous permettre d’être un patient averti (informé) qui se prenne en main en posant les bonnes questions, en insistant sur l’information et la thérapie adéquate à la recherche d’une solution optimale pour vous-même.

Si la douleur est telle qu'elle empêche toute possibilité de marche, différents traitements sont envisageables.

La reprise chirurgicale (du moignon ou des cicatrices) est une démarche délicate.

Le traitement médicamenteux, avec un point crucial à ne pas oublier est qu’un médicament efficace pour la plupart des patients ne le sera pas pour une personne particulière. De là à constituer une pharmacie d'antalgiques (atténuation des perceptions douloureuses par contrôle des messages nociceptifs en excès), d'analgésiques (dérivés d'opium par ex.), anti-inflammatoires, sédatifs, anxiolytiques, anesthésiques, anticonvulsifs, anti-épileptiques... (+ sur les moyens et stratégies thérapeutiques).

Des thérapies physiques, comme les ultrasons, les vibrations, la stimulation électrique qui n’apportent souvent malheureusement qu’un soulagement passager.

Le bandage du moignon ou le port de bas de contention sont fortement conseillés.

 

TENS – Neurostimulation Electrique Transcutanée

Cette thérapie est basée sur deux principes : la modulation de l’inhibition médullaire de la douleur (au niveau de la moelle). C’est la théorie du portillon "gate control " de Melzack et Wall (1965). Et l’inhibition centrale (supraspinale) de la douleur par la sécrétion de neurotransmetteurs (qui bloquent les récepteurs de la douleur).

Pour obtenir un effet antalgique, on agit sur le système inhibiteur de la douleur, en le renforçant ou le rétablissant. (+ sur les TENS).

La théorie du "gate-control " s’explique ainsi :

Les messages de douleur (nociceptifs) sont modulés au niveau de la corne dorsale de la moelle qui se comporte comme un centre actif de filtrage. D’après cette théorie, il existe une interaction constante et dynamique entre les fibres de gros diamètre Aa et Ab d’une part et celles de petit diamètre Ad et C. Les signaux véhiculés par les fibres de gros diamètre bloquent, au niveau médullaire, la transmission de messages nociceptifs en provenance des fibres fines.

 

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